Le fleurissement de Saint-Jean-de-Luz : dans les coulisses des serres communales

Premier article d’une série consacrée au fleurissement de la ville.
Peu de passants le savent. Derrière les massifs fleuris et les balconnières qui ornent la commune se cache un dispositif discret mais bien rodé : les serres communales. Zoom sur un travail de l’ombre, au cœur de la saison.

Un site dédié, une équipe spécialisée

Les serres communales de Saint-Jean-de-Luz occupent un site regroupant trois bâtiments. Cet espace de production n’est pas ouvert au public. Il est réservé aux sept agents du service fleurissement, dont l’un se consacre spécifiquement à la gestion et à l’entretien des aires de jeux de la commune.

Les équipes assurent également des permanences les week-ends pour arroser les plantes pendant la période de production. Le fleurissement de la ville ne connaît pas de jours de repos.

Trois serres, trois fonctions

Chaque bâtiment répond à des missions précises.

Le premier héberge les plantes destinées aux massifs et aux balconnières. C’est ici que tout commence : chaque année, 12 000 plants en micro-mottes sont repiqués et mis en serre dès le mois de mars. Ils y restent deux mois avant d’être plantés. Le cycle se répète à l’automne, portant le total annuel à 23 000 plants auxquels s’ajoutent 6000 bulbes.

Deux grandes périodes rythment ce travail :

  • De mars à mai : géraniums, pétunias, surfinias et autres plantes gélives prennent place dans les massifs,
  • De septembre à novembre : place aux pensées, primevères et giroflées.

De mars à novembre : les vivaces assurent, elles, une présence continue.

Le deuxième bâtiment accueille des plants plus développés, en pots plus grands. Ce sont eux que les équipes viennent intégrer directement à l’intérieur des massifs pour en enrichir la structure, le volume et la composition.

Le troisième bâtiment est une serre de culture de plantes d’intérieur dédiées à l’événementiel. Une partie de la serre est également consacrée à la multiplication et la culture de vivaces. Dans les trois serres, l’organisation y est pensée selon les besoins en eau de chaque espèce.

Une gestion sobre et raisonnée

Le service porte également attention à la ressource en eau. Deux cuves, de 10 m³ chacune, permettent de récupérer les eaux de pluie et d’arrosage des serres. Si cette capacité ne suffit pas à couvrir l’ensemble des besoins, elle témoigne d’une prise de conscience réelle : le potentiel de la récupération est suivi et valorisé.

Moins de plantes, plus de maîtrise

Les nombres parlent d’eux-mêmes. En 2006, la commune gérait 100 000 plants par an. En 2026, le nombre est de 23 000. Une réduction de 77 % qui ne signifie pas un moindre engagement, bien au contraire.

Depuis 2020, le service a profondément fait évoluer ses pratiques. La démarche est désormais globale : de la micro-motte à la plantation en massif, en passant par l’arrosage et l’entretien, jusqu’au remplacement si nécessaire. L’intégration des vivaces n’y est pas pour rien dans cette démarche vertueuse : ces plantes à l’esthétique intéressante sont peu gourmandes en eau. Un fleurissement suivi de A à Z, avec moins de quantité mais plus de cohérence et de durabilité.

Prochain article : le chantier de plantation — comment les équipes investissent le terrain.