Gestes de jardinage

Jardiner, c’est bien. Maîtriser les gestes de jardinage, c’est encore mieux !

Les herbes folles

Pourquoi a-t-on envie d’éliminer ces herbes  » folles  » ?

  • Elles donnent un aspect négligé au jardin ;
  • Elles concurrencent les semis et les jeunes plants.

Ces herbes présentent pourtant des avantages :

  • Elles sont un refuge pour les insectes qui participent à l’équilibre biologique du jardin ;
  • Elles protègent le sol de la sécheresse, du vent et des fortes pluies ;
  • Elles sont une ressource à composter ;
  • Elles sont de bonnes indicatrices de la nature du sol et permettent de repérer les endroits où des amendements sont nécessaires : l’ortie indique des terres riches en azote, la pâquerette pousse dans des sols pauvres en calcium, le rumex en sol compact, etc. ;
  • Leur floraison concourt à beauté du jardin.

Ainsi, la présence de cette végétation est bénéfique à l’équilibre du jardin. Cependant, voici quelques gestes qui peuvent aider à contrôler le développement de ces herbes :

  • Biner et sarcler régulièrement : d’un même geste, on aère et on désherbe la terre ;
  • Pailler les plantations ;
  • Couper les fructifications des herbes sauvages les plus résistantes (pissenlits…) ;
  • Pratiquer le faux-semis : préparer le sol comme si on allait l’ensemencer, puis attendre 2 semaines. Les plantes spontanées vont sortir, elles seront faciles à arracher. Semer, planter ensuite les cultures ;
  • Semer en ligne au potager : on identifie mieux les jeunes pousses et on a de l’espace pour biner plus facilement ;
  • Couper les tiges pour fabriquer ses purins et préparations végétales pour soigner son jardin ;
  • Le désherbage thermique est efficace sur les annuelles avec des passages réguliers. Mais seules les parties aériennes sont atteintes, il faut souvent le combiner avec une intervention manuelle.

Le paillage

Cet été, j’adopte un nouveau geste dans mon jardin : le paillage

Et si vous testiez le paillage ? Vous en avez certainement entendu parler, mais à vrai dire, l’aspect « corvée supplémentaire » vous rebute… Changez vite de point de vue ! Le paillage est la botte secrète du jardinier heureux, à condition de l’employer à bon escient. Ne pas négliger, en bas de page, les dernières lignes de ces conseils.

En effet, cette pratique offre de nombreux avantages :

  • Le paillage règle les problèmes d’arrosage ;
  • Le paillage règle les problèmes de désherbage ;
  • Le paillage protège vos cultures du froid ;
  • Enfin, et ce n’est pas son moindre atout, le paillage aide la nature, sans la forcer.

Paillage et arrosage

Vous connaissez sûrement l’adage « Un binage vaut deux arrosages » ? Le binage est en effet nécessaire pour casser la croûte de terre qui gêne la pénétration de l’eau en profondeur. Le paillage empêche la formation de cette croûte superficielle et par conséquent remplace les travaux de binage. Le travail du sol en est considérablement réduit. De plus la disposition d’une couche de paillage limite l’évaporation de l’eau.

Vous avez ainsi plus de temps pour profiter de votre jardin sans vous casser le dos !

Paillage et désherbage

La disposition d’une couche de paillage suffisamment épaisse (5 à 8 cm d’épaisseur) freine le développement des herbes indésirables. Attention, il n’y a pas d’effet significatif en-dessous de cette épaisseur.

Paillage et fertilité du sol

Le paillage forme comme un édredon qui va progressivement être enfoui et décomposé dans le sol par les vers de terre et autres organismes. Votre terre devient naturellement fertile. Elle est en plus protégée du froid en hiver. Si vous avez déjà participé aux ateliers de compostage gratuits proposés par les syndicats de traitement des déchets ménagers Bizi Garbia et Bil Ta Garbi au Jardin botanique de Saint-Jean-de-Luz, vous disposez sûrement d’une réserve de compost en train de mûrir. Ce compost est un excellent paillage nutritif ! Vous pouvez l’incorporer au bout de 4 à 5 mois, en griffant légèrement le sol et en le recouvrant d’une fine couche de tonte de gazon pour éviter qu’il ne dessèche.

Quels matériaux utiliser ?

De nombreux matériaux peuvent être employés par le jardinier, ils sont souvent plus nombreux qu’on ne l’imagine.

Matériaux organiques :

  • La tonte de gazon desséchée (non traitée d’herbicides ou pesticides !), disposée sur 5 cm d’épaisseur maximum ;
  • Les jeunes pousses de haies de feuillus taillées en tronçons de 5 cm ou broyées et disposées à leur pied. L’acquisition d’un broyeur permet de disposer de copeaux plus fins qui se décomposent plus rapidement ;
  • Compost pas trop mûr (4 à 5 mois) ;
  • Carton ondulé ;
  • Fougères, consoude, ortie ;
  • Paille ;
  • Feuilles sèches. Stockez les feuilles mortes qui tombent dans votre jardin ou dans votre rue à l’automne ;
  • Ecorces de pin broyées (elles acidifient le sol, et les fraisiers, camélias ou hortensias apprécient) ;
  • Cosses de cacao, paillis de lin ou de chanvre ;
  • Peut-être connaissez-vous un élagueur ou un entrepreneur paysagiste qui sera ravi d’être débarrassé des tontes et branches broyées qu’il doit déposer en déchetterie en s’acquittant de frais.

Matériaux synthétiques :

Les films plastiques chimiques ou biodégradables (à base de céréales) : ils freinent la croissance des herbes indésirables, laissent passer l’eau mais ne nourrissent pas le sol.

Matériaux minéraux :

Graviers, pouzzolane, argile… : ils freinent le développement des herbes indésirables mais ne nourrissent pas le sol non plus.

Comment disposer le paillage ?

Paillez en priorité les cultures les plus gourmandes : potager, plantations récentes, … ou les endroits du jardin dans lesquels la présence d’herbes serait le moins appréciée.

Si besoin, désherbez l’endroit et binez la terre si elle est compacte. Arrosez. Disposez le paillage vers fin mai – début juin quand la terre s’est déjà réchauffée et que les journées commencent à être chaudes. Disposez vos matériaux sur une épaisseur de 5 à 8 cm. En-dessous, le paillage perd en efficacité.

Selon les matériaux utilisés, certains se décomposeront plus vite que d’autres, prévoyez d’éventuels apports en cours d’année. Au début du printemps suivant, retirez votre paillage : il risque d’attirer les limaces et d’empêcher le sol de se réchauffer. Récupérez-le pour le compost. Et redisposez-en dans la deuxième partie du printemps.

Bien choisir son terreau

Nous sommes parfois amenés à utiliser du terreau pour nos plantes. L’offre commerciale étant très variée, comment bien choisir celui dont nous aurons besoin ?

A quoi sert un terreau ?

Le terreau remplit différentes fonctions :

  • Il permet un bon ancrage des racines afin d’assurer la stabilité de la plante ;
  • Il apporte des éléments nutritifs ;
  • Il doit retenir une humidité suffisante ;
  • Il présente un indice d’acidité adapté aux cultures ;
  • Enfin, il aère le sol afin d’assurer une bonne aération des racines.

De quoi est composé un terreau ?

La composition figure au dos du sac de terreau, elle présente par ordre décroissant les éléments constitutifs :

  • Les tourbes blonde et brune : elles sont très souvent utilisées pour retenir l’eau, aérer le sol et retenir les éléments nutritifs. Cependant, leur usage présente l’inconvénient d’accroître la pression sur les tourbières, milieux naturels souvent protégés pour leur biodiversité.  Il existe des terreaux qui remplacent la tourbe par des fibres végétales (écorces compostées, fibre de coco…) aux propriétés assez proches ;
  • Compost d’écorces, fibres de bois, perlite, vermiculite, pouzzolane : leur rôle est d’aérer la terre ;
  • Les engrais retards : ces engrais, souvent présents sous forme de petites billes jaunes, aident les racines à mieux se développer. Il n’est alors pas utile de rajouter d’autres éléments nutritifs à la plantation ;
  • L’argile : elle permet de retenir l’eau et les éléments nutritifs ;
  • Le sable : il favorise le drainage de l’eau ;
  • Le compost : il nourrit le sol, améliore ses propriétés physiques ainsi que son activité biologique.

Les différents types de terreaux :

  • Terreau universel : c’est un produit de base pour les cultures sans besoin spécifique, il s’agit souvent de produits d’appel ;
  • Terreau horticole : il est souvent enrichi par du fumier ou des algues. Il est adapté à la plupart des cultures classiques ;
  • Terreau de feuilles : ce terreau, un des meilleurs qui soit, s’adapte également à la plupart des cultures classiques, il est riche en matière organique et facile à fabriquer dans son jardin ;
  • Terreau de semis et de rempotage : très aéré et dont les qualités sanitaires (germes, parasites…) ont été particulièrement suivies, ce terreau est idéal pour les semis en caissettes ou les bouturages ;
  • Terre dite de bruyère : il s’agit d’un terreau plus riche en éléments acides (tourbes, écorces de résineux…). Il convient aux plantes acidophiles telles que les rhododendrons, hortensias, camélias… Cependant, un bon terreau de feuilles sera tout autant adapté. Et pour ces cultures, il vaut mieux s’assurer que le sol de son jardin s’y prête naturellement. On soulagera ainsi son dos, son porte-monnaie et ses plantes d’efforts plus ou moins concluants ;
  • Terreaux spécialisés pour cactus, orchidées, bonzaïs, plantes vertes, plantes fleuries, etc. : ce sont des terreaux dont la composition a été adaptée aux besoins spécifiques des ces plantes.

Comment choisir son terreau ?

  • Définissez vos besoins : nature de vos plantations de pleine terre ou en bac, poids du sac, etc. ;
  • Lisez attentivement sa composition : veillez à la présence de matière organique (fumier, compost, etc.) afin d’enrichir votre sol ;
  • L’aspect du terreau est révélateur de sa qualité : de couleur noire, il doit avoir une granulométrie fine, preuve d’une maturation aboutie de ses composants ;
  • Essayez de privilégier les terreaux sans tourbe ;
  • Parfois, des sacs de terreau produits localement sont proposés dans les points de vente. Leur emballage n’a pas forcément l’attrait marketing des grandes enseignes, cependant ils peuvent être de très bonne qualité.

En guise de conclusion, mieux vaut utiliser du terreau quand vous n’avez pas de terre (plantations en pot, balcons…). Quant au jardin, il est difficile de changer la nature de son sol. Privilégiez alors :

  • L’emploi de compost bien mûr ou de fumier bien décomposé si vous avez besoin d’améliorer la qualité de votre terre ;
  • Et la culture de plantes adaptées au sol de votre jardin.

Désinfecter un sécateur

Le sécateur est un outil indispensable pour les jardiniers que nous sommes.

Régulièrement utilisé, il est en contact avec des maladies et il peut les transmettre d’une plante à l’autre.

De plus, un sécateur mal aiguisé coupe mal, il reste des lambeaux.

C’est pourquoi il doit être désinfecté et entretenu après chaque usage, si nous voulons garder nos plantes plus longtemps et éviter d’acheter un sécateur tous les ans.

Nettoyer les lames

À force de tailler, la sève se colle sur les lames, lesquelles seront alors porteuses de virus ou bactéries (surtout si vous taillez des arbustes malades).

Avec un tampon de ouate et un produit désinfectant, désinfecter les lames.

Il existe plusieurs produits désinfectants :

  • Solution javellisée ;
  • Alcool à brûler ;
  • Bétadine (très efficace, même périmée)

Affûter la lame mobile

La lame mobile est la lame qui coupe (partie supérieure sur la photo), alors que la contre-lame sert d’appui (partie inférieure).

L’affûtage étant une technique qui s’apprend plus manuellement que textuellement, nous vous invitons soit à venir au Jardin botanique pour vous la montrer soit à vous renseigner auprès de vos amis jardiniers.

Quelques petits outils sont nécessaires :

  • Une pierre à aiguiser rectangulaire ;
  • Du papier de verre très fin.

Examiner l’état du ressort

Si le ressort est trop détendu, il faut changer la pièce.

Les pièces de sécateur peuvent être vendues au détail dans certains magasins spécialisés.

Vérifier le serrage des lames

Avec une clé plate, resserrer si nécessaire la pièce qui permet le serrage des deux pièces mobiles de votre sécateur.

Lubrifier les parties articulées

Mettre quelques gouttes de lubrifiant aux jonctions articulées de votre sécateur. Vous pouvez tout à fait utiliser une huile végétale.

Principalement au point d’attache des deux parties mobiles, parfois sur la partie qui permet de mettre le sécateur en sécurité.

Actionner manuellement, plusieurs fois d’affilée, votre sécateur pour bien faire pénétrer cette huile dans le système.

L’objectif de cette action est de faire moins d’effort pour tailler, et donc d’économiser vos efforts. 

Nettoyer le manche et supprimer les points de rouille   

Pour nettoyer le manche, on utilise une brosse dure.

Pour la rouille, frotter avec de la laine d’acier et mettre de l’huile 3 fonctions (lubrifiant, nettoyant, antirouille).

Une fois ces opérations terminées, laisser sécher votre sécateur dans un endroit sec jusqu’à la prochaine utilisation.

Rappelez-vous que « moins l’outil coupe, plus je peine », ce qui peut provoquer des troubles musculo-squelettiques comme les tendinites, canal carpien, épicondylite, etc.

Source : http://www.msa-alpesvaucluse.fr

Drainer son sol

Pourquoi drainer ?

Chaque plante a ses préférences, ses exigences. Il est donc primordial de bien connaître les besoins des espèces que l’on souhaite cultiver.

Le besoin en eau est un élément très important à prendre en compte. Par exemple, un opuntia (cactus) n’a pas les même besoins qu’un hydrangea (hortensia).

Ceci étant, le trop plein ou le manque d’eau ont souvent les mêmes conséquences : développement lent, feuilles qui jaunissent et dans le cas extrême la mort du sujet.

Notre pluviométrie annuelle généreuse (1 500 mm/m²) est un atout pour certaines espèces. Elle peut à l’inverse être un inconvénient pour d’autres (cactées, plantes aromatiques, etc.).

Au-delà de la quantité de pluie, il y a un aspect qu’on a souvent tendance à oublier, la quantité d’eau présente dans le sol, qui est aussi liée aux propriétés du sol.

Un sol sableux est un sol très drainant, qui ne va pas retenir l’eau. On pourrait citer l’exemple du département landais.

À l’inverse un sol argileux a tendance à retenir l’eau, il est donc très peu drainant. Au Pays Basque le sol étant souvent argileux, cela peut poser des problèmes pour la culture de certaines espèces. Alors il ne reste plus qu’une solution : le drainage !

Comment drainer ?

La technique la plus simple consiste à mélanger votre terre argileuse avec du sable, du gravier ou des petits cailloux, de la même façon que l’on va drainer un pot de fleurs (billes d’argiles). Cela va permettre d’éviter l’asphyxie des racines.

Pour cela, il va falloir creuser une fosse à plantation suffisamment grande, y mettre des cailloux au fond puis y apporter un mélange terre-sable par exemple.

En fonction du relief (un terrain en bas de pente va recevoir une quantité d’eau bien plus importante qu’en haut de pente) le simple mélange peut ne pas suffire.

Dans ce cas, on optera pour la création d’une butte.

Une simple butte d’une trentaine de centimètres, peut résoudre le problème d’excès d’eau.

En fonction des besoins (par exemple pour la création d’une rocaille à cactées) on peut combiner les deux techniques, création d’une butte en y ajoutant des éléments drainants (sable, graviers, cailloux). Ainsi vous aurez un sol bien drainé, que vous pourrez aménager selon vos envies !

Contact

Jardin botanique littoral de Saint-Jean-de-Luz
31 rue Gaëtan Bernoville
64500 Saint-Jean-de-Luz
Tél : 05 59 26 34 59
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