De janvier à juin 2026, à la médiathèque de Saint-Jean-de-Luz, il se passe des choses simples et précieuses. On s’y retrouve après l’école, on enlève ses chaussures, on s’assoit par terre, on tend l’oreille. On vient écouter, fabriquer, écrire, tricoter, chanter. On vient surtout partager un moment, parfois très court, parfois un peu hors du temps.
En janvier, la médiathèque vit au rythme des Nuits de la lecture du 21 au 25 janvier. Pendant quelques jours, les histoires circulent entre la ville et la campagne, thème de cette nouvelle édition.
On s’y glisse en pyjama pour écouter des histoires chuchotées aux plus jeunes, on s’y attarde pour une conférence autour des impressionnistes, on y découvre la ville et la campagne à travers la bande dessinée. Le samedi, place à la création : enfants guidés par Sarah Branger et Anne Paya imaginent ensemble une ville-village rêvée, faite de papiers recyclés, de cartes anciennes et de mots murmurés. Le dimanche matin, un brunch conté vient clore ces nuits hors du temps, comme un doux réveil collectif.
Février laisse entrer la poésie. Avec Le Printemps des poètes, la médiathèque invite chacun à prendre la plume et à s’emparer du thème « La liberté. Force vive, déployée ». Le concours de poésie, mené en partenariat avec la Biblio64, s’accompagnera d’animations à venir, en complicité avec le Cercle des poètes de Saint-Jean-de-Luz. Un mois pour dire, écrire, déclamer, et laisser résonner les mots dans la ville.
Les histoires, elles, ne prennent jamais de pause. On les écoute en basque, dès 4 ans. On les partage aussi au fil des soirées pyjama, lorsque la nuit tombe et que les bibliothécaires deviennent conteurs d’ombres et de lumières. Doudous sous le bras, familles et enfants s’installent pour frissonner, rire et rêver. On s’autorise à avoir peur des loups, à rire sous la pluie, à s’endormir presque avant la fin.
Mars apporte des voix plus fortes. À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, la médiathèque propose à Tanka, le spectacle Née le 8 mars 1977 de Céline Ripoll. Un récit puissant, mêlant danse et parole, qui aborde les violences et les chemins de libération qui ponctuent une trajectoire de femme.
Quelques jours plus tard, place aux tout-petits avec la Semaine de la petite enfance : pieds nus, ils avancent sur des textures, croisent des animaux imaginaires, cherchent leur équilibre, guidés par les comptines et les objets.
Au cœur du printemps, du 15 au 25 avril, Festi-Contes revient à Saint-Jean-de-Luz. Pour sa 13ᵉ édition, le festival de conte et d’oralité s’ancre désormais au printemps. Les histoires se racontent alors dehors, dans des lieux choisis pour leur convivialité. On s’assoit, on écoute, on laisse les voix faire le reste. Les récits sont anciens ou contemporains, d’ici ou d’ailleurs, mais toujours transmis de bouche à oreille, comme un fil tendu entre celles et ceux qui racontent et celles et ceux qui écoutent.
La médiathèque est aussi un lieu où l’on fait. On tricote, on apprend, on échange des conseils autour d’une tasse de thé. Les plus jeunes découvrent les aiguilles, les adultes prennent même le temps pour habiller l’espace public lors d’une séance de yarn bombing. On écrit aussi, lors des ateliers menés par Laurent Platero : écrire la nuit, le rêve, une réponse qui n’arrivera peut-être jamais. Des exercices pour chercher sa voix, sans pression.
On vient également rencontrer des auteurs, comme Fatima Gholem, et réfléchir ensemble aux usages du numérique lors des Cafés IA, pensés comme des moments d’échange et de jeu, accessibles à tous.
En juin, la musique prend le relais. Les plus petits tapent, secouent, écoutent, chantent. Comptines, rythmes et instruments circulent de main en main.
De janvier à juin 2026, la médiathèque de Saint-Jean-de-Luz propose une suite de moments à vivre, simplement. Des histoires à écouter, des gestes à essayer, des mots à écrire ou à entendre. Un lieu où l’on vient comme on est, et où l’on revient parce qu’on s’y sent bien.
Découvrez tout le programme en détail à Saint-Jean-de-Luz et dans le réseau des médiathèques de la Rhune : cliquez ici.
